Brynhild
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Brynhild (ou Brynhildr) est une Valkyrie légendaire que l’on trouve amplement décrite dans la Saga de l’Or du Rhin. (Cf.) Son nom signifie « Hildr à la Broigne » (ou Hildr à la Cuirasse), Hildr étant bien une Valkyrie dans les Eddas renvoyant à sa fonction guerrière.
Notons que si on la connaît sous le nom de Brunhilde également, on la trouve aussi sous les traits de Brunichildis qui fut une Reine et par Brunehaut chez les Francs. Son mythe a inspiré les Sagas les plus célèbres, de celle donc de l’Or du Rhin avec Sigurd jusqu’à celle de la Belle-aux-bois-dormants !

Enfin, elle est également connue sous le nom de Sigrdrifa dans la Saga de la Sigrdrifumal. (Cf).
On y voit toute son importance dans le Hof qui en fait l’une des plus incroyables Valkyries. On y apprend d’ailleurs qu’elle fut maudite par Odin, refusant alors de lui obéir, qui l’a plongea dans un sommeil éternel jusqu’à ce qu’un valeureux l’en délivre…
Quand on la trouve sous sa forme de mortelle, on apprend qu’elle aurait vécu dans la forteresse d’Isenstein en Islande. Qu’elle y était entourée d’un Clan de guerriers puissants, qu’elle était entourée de richesses dans sa salle du trône recouverte de fourrures. Elle était munie d’une ceinture de force, d’un anneau de pouvoir et d’une lance incroyable que trois hommes avaient du mal à soulever, faites de trois livres et demies d’acier pour la partie de la pointe métallique !
Redoutable guerrière elle est l’héroïne de la plus dramatique histoire d’amour du Hof ! (Cf L’Or du Rhin).


Extrait littéraire…

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Le bouclier du chef Berserker, s’il éclata littéralement sous l’épée de Brynhilde, ne le priva pas pour autant d’une riposte imprévisible, sa masse arrachant le crâne de la combattante ! Le corps de cette dernière ploya puis s’affaissa sur un genou, la tête penchée comme désarticulée… cependant le chef de la meute à son tour eut les jambes flageolantes et du s’appuyer sur sa masse pour ne pas fléchir à son tour ! Dans l’horreur de cette nuit barbare, il lui sembla que la Déesse des morts, Hel , s’était là incarnée sous ses yeux !
Comme un cadavre en effet, la tête qu’il crut avoir décapitée se tourna d’un coup vers lui ! Il ne restait que la moitié du heaume la couvrant auparavant et le reste du visage, pourtant tuméfié et couvert de sang, se fendit d’un rictus épouvantable…
Mais déjà ce démon s’était relevé et vint embrocher son épaule de la longueur entière de son épée si froide et douloureuse ! Il tenta dans un geste ridicule de relever sa masse mais… mais cette fois il devint blême, livide, son dernier liquide vital semblant avoir été drainé par la démence. Son visage se creusa, les traits tels les crevasses flétries d’une fleur fanée par les ténèbres ! Alors Brynhilde enfonça jusqu’à la garde son épée semblant presque enlacer cet homme figé.

Le courage est préférable que les gémissements
A celui dont les pas le portent sur sa voie ;
Le jour menant à ma destinée a déjà été scellé
Et l’étendue de ma vie elle-aussi décrétée !


La Reine qu’était cette fantasque guerrière venait de murmurer à l’oreille de son ennemi cette bannière orale qui était là sa philosophie. Rien ne l’effrayait car elle était mue d’un tel esprit !
Elle aimait inspirer ainsi la terreur à ceux foulant la vie des siens. Toutefois elle laisserait vivant ce seigneur déchu pour que tous connaissent leur destinée si à l’avenir l’envie de violer son domaine serait dans leurs intentions…
On crut alors qu’elle l’embrassa presque prête à rire de la honte que serait désormais le sort de ce manant. Mais son propre rire se figea à son tour quand elle recroisa son regard. Il n’avait pas peur d’elle, autre chose de plus monstrueux l’hypnotisait !
Un éclair plus soutenu qu’un autre illumina alors ses pupilles cristallines et Brynhilde découvrit dans leur reflet ce qui le terrorisait… là, juste derrière elle. Tout prés, si près !
Elle sentit à son tour le souffle sur sa nuque… et le sien s’échapper avec !
Ô elle ne ressentit pas la lame vicieuse et éthérée de la Valkyrjas lui pénétrer les chairs, non. Mais avant même qu’elle ne s’écroule inanimée au sol, elle hurla dans un dernier râle la terrible douleur des serres de ce démon femelle lui extirpant son âme !
Arrachée de son corps avec une violence insoutenable elle ne fut plus qu’affres indicibles et avant de sombrer dans un gouffre infini, elle fut emportée par la sœur de la mort, elle, Brynhilde, que nul guerrier n’avait pu terrasser de son vivant…
Elle n’était plus…

Extrait de la Nouvelle La Malédiction de Brynhild sur le site Sagas


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