Chaos

Le Chaos (Χαος ou Khaos, littéralement « Faille ou Gouffre »), dans sa conception mythologique, est né de la pensée Grecque pour définir les origines de la vie et du monde.
Il n’a donc pas pris les traits d’une divinité ni n’a été incarné en un être ou une entité. Le Chaos est !

Les visions des historiens antiques différent selon qu’Ovide l’envisage comme une masse désordonnée qui a trouvé sens par l’impulsion divine donnée à l’ordre des choses ou Hésiode qui n’en fait qu’un gouffre sans fond, sans bas ni haut où l’on chute continuellement.
Il est dés lors aventureux de s’essayer à extrapoler des hypothèses ou des explications du phénomène qu’est le Chaos sans d’abord citer ces deux personnages, ci-dessous, non sans aborder avant cela ce qui en fut engendré.

Ainsi depuis Chaos on peut compter cinq Divinités/Entités engendrées par la phénoménologie de cet Elément primordiale :


La vision d’Hésiode

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs. De Chaos naquirent l'Erèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l'Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l'Erèbe. À son tour, Gaïa engendra d'abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l'aide d'Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s'agitent. »

La vision d’Ovide

« Avant qu’existassent la mer et la terre, et le ciel qui couvre l’univers, la nature sur toute l’étendue du monde, n’offrait qu’une apparence unique, ce qu’on a appelé le Chaos, masse informe et confuse qui n’était encore rien que poids inerte, amas en un même tout de germes disparates des éléments des choses, sans liens entre eux. Aucun Titan ne dispensait encore au monde la lumière, Phœbé n’épaississait pas d’une progression continue son croissant, chaque jour nouveau. La terre n’était pas suspendue, baignant dans l’air, équilibrée par son propre poids ; Amphitrite n’avait pas encore allongé ses bras le long des rivages terrestres. À la terre, la mer et l’air partout étaient confondus. Aussi la terre manquait de consistance, la mer de fluidité, l’air de lumière : rien ne conservait sa forme première. Les principes s’opposaient entre eux, car, dans une masse unique, le froid combattait la chaleur, l’humidité la sécheresse, la mollesse la dureté, la légèreté la pesanteur.
Un dieu, aidé du progrès de la nature, mit fin à ce conflit en séparant du ciel la terre, de la terre l’eau, en dissociant de l’éther fluide l’air dense. Ces Eléments une fois démêlés et arrachés à la confusion de la masse, il établit entre eux, en assignant à chacun sa place distincte, l’harmonie et la paix. Le feu vivace et impondérable de la voûte céleste s’alluma au sommet même de l’édifice du monde. L’air, presque aussi léger, est son voisin le plus proche ; la terre plus dense que l’un et l’autre, entraîna les éléments consistants et se tassa par son propre poids. L’eau enveloppant le tout, occupa la place restante et emprisonna l’orbe de la masse solide. »


Comme on l’a dit il peut se dégager de ces visions bien des théories sur le concept du Chaos.
Pourtant au-delà de la pensée et de la philosophie, il est intéressant de dégager de cette notion, d’abord la réalité scientifique de la naissance de l’univers, symboliquement nommé Big-bang, mais aussi la réalité polythéiste incarnant la dualité des êtres (jour, nuit, terre, mer, etc.) et l’incarnation des Eléments composant cette masse informe du Chaos en entités nommées pour en définir les agrégats, base de nombres mythologies.


Syncrétisme (Ginnungagap)
Terres Grecs

Unless otherwise stated, the content of this page is licensed under Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License