Héliades
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Les Héliades sont des Nymphes regroupées dans la famille des "Nymphes Célestes" qu'elles partagent avec les Alcyonides, les Hyades et les Pléiades. Issues des Dieux comme toutes leurs soeurs, elles auraient été plus spécifiquement engendré par Hélios et Clymène, une Océanide !

On ne connaît que peu de leurs caractéristiques mais elles demeurèrent célèbres à la mort de leur présomptueux frère Phaéton (et non Cycnos, un autre frère, frères parfois nommés également "Héliades"). Depuis lors elles ne cessèrent de le pleurer sans que nul ne puisse soulager leurs peines.
Ivres de tristesses, les larmes des Héliades devinrent perles d'Ambre puis elles ployèrent sous leur chagrin se muant en Peupliers (ou Peupliers Blancs) ! Cette belle légende aurait peut-être également trouvée résonnance par l'intermédiaire du Saule Pleureur, peut-être plus à propos…

Voici ce qu'en rapporte Ovide :

"Le deuil des Héliades n’est pas moins grand et elles offrent à la mort, vains présents, leurs larmes ; la poitrine déchirée par leurs propres mains, nuit et jour elles appellent Phaéton, qui n’entendra pas leur pitoyables plaintes ; elles se couchent sur son tombeau. La lune avait quatre fois, rejoignant les pointes de son croissant, complété son disque, elles s’étaient, suivant leur habitude —car l’habitude était née de la répétition— épanchées en lamentations. L’une d’elles, Phaétusa, l’aînée des sœurs, voulant se prosterner à terre, se plaignit de sentir ses pieds raidis. En essayant de les rejoindre, la blanche Lampétié fut retenue au sol par une racine soudainement poussée. Comme la troisième s’apprêtait à s’arracher ses cheveux, il lui resta dans les mains, des feuilles. L’une sent ses jambes retenues par un tronc, l’autre ses bras se muer douloureusement en longues branches. Et, toutes surprises encore de ce prodige, voici que l’écorce entoure leur flancs et graduellement leur enveloppe le ventre, la poitrine, les épaules, les mains ; seule leur restait libre la bouche pour appeler leur mère. Que pouvait faire la mère, sinon, suivant l’élan qui l’emporte, d’aller de l’une à l’autre, et, pendant qu’il en est encore temps, d’échanger avec elles des baisers ? Ils ne lui suffisent pas : elle tente d’arracher aux troncs leurs corps et de ses mains brise les tendres rameaux. Mais il en coule, comme d’une blessure, des gouttes de sang. « Pitié, ma mère, je t’en supplie », s’écrient-elles, à mesure qu’elle les blesse. « Pitié, je t’en supplie ! C’est notre corps qui, avec l’arbre, est déchiré. Et maintenant, adieu ! » L’écorce vient d’étouffer leurs dernières paroles. Il en coule des pleurs et, goutte à goutte, au soleil se solidifie l’ambre, né des rameaux nouveaux. Le fleuve transparent le recueille et l’emporte aux femmes latines qui s’en pareront…"

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Quoi qu'il en soit ainsi disparurent les Héliades (une transformation que l'on prête parfois aux Dieux ayant eu compassion pour leur douleur) dont le nombre reste incertain bien qu'on les présente souvent par trois : Lampétie, Phaétuse et Phœbé.
D'autres sources leurs donnent comme soeurs, Astris, Dioxippe, Églé, Éthérie, Hélié et Mérope.

Enfin il est intéressant de souligner la mention de l'Ambre donné ici par Ovide comme très important chez les Latines ou Romaines donc et très recherché… et quand on sait l'importance capitale de l'Ambre chez les Germains, bien plus même que l'Or, on peut déjà penser à l'une des raisons de la conquête de la Germanie par Rome. A quoi on peut ajouter à cette époque reculée les balbutiements de la fameuse Route de l'Ambre, route commerciale déjà en vigueur chez les Germains et menant au moins jusqu'à Rome, peut-être jusqu'en Grèce…


Nymphes
Terres Grecs

Source image dans l'ordre : Wikipédia Image 2

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