Narcisse
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Narcisse (Νάρκισσος ou Nárkissos en Grec Antique) dans la mythologie est aussi célèbre que le « Narcissisme » caractérisant dans notre langue celui qui se mire jusqu’à plus soif.

Au-delà, Narcisse était le fils d’une Nymphe, Liriopé, et d’un Dieu Elémentaire de l’eau incarné dans le fleuve Céphise. On connaît depuis sa légendaire beauté d’une exceptionnelle pureté et éclat.
D’ailleurs c’est ce qui le perdra, lui qui repoussa toutes les Nymphes (dont Echo, souvent citée et qui en serait peut-être même morte de chagrin !) amoureuses de lui plus que tout autre Dieu. En effet il n’était amoureux que de lui-même depuis qu’il s’était miré dans l’eau limpide d’une source.

Il n’eut dés lors plus qu’un seul désir, mirer son reflet jumeau sans plus penser à manger ou dormir. Eperdument éploré de ne pouvoir rejoindre ce double si merveilleux et craignant de le perdre s’il s’en éloignait, Narcisse finit par dépérir, puis mourir ! La légende dit que sous son corps défunt poussa de splendides fleurs blanches qu’on nomma de son propre nom, les Narcisses. Toutefois plusieurs versions différent sensiblement de ce récit.
Ainsi c’est parfois Narcisse même qui se mua peu à peu en cette fleur car il finit par prendre racine dans la terre autour de la source ! Mais c’est encore une autre légende, qui si elle n’est attestée et toutefois plus émouvante, vient souligner sa possible gémellité. Car si Narcisse tomba en hypnose devant son reflet c’est que ce dernier lui aurait rappelé la perte de sa propre sœur jumelle… et dés lors il ne parvint plus à quitter son regard du souvenir de la belle.

Cette dernière légende adoucirait évidemment le mythe de Narcisse souvent moqué pour sa mégalomanie. Enfin Ovide dans ses écrits relate la prophétie du devin Tirésias à propos de Narcisse :

"Tirésias dont la célébrité s’était répandue à travers les villes d’Aonie, donnait au peuple qui le consultait des réponses infaillibles. La première qui fit l’expérience de sa véracité et vit se confirmer ses dires fut Liriopé, la nymphe azurée, que jadis le Céphise enlaça dans les replis de son cours et qu’une fois prisonnière de ses eaux, il violenta. Merveilleusement belle, elle devint grosse et mit au monde un enfant capable, dés sa naissance, d’être aimé des nymphes, et lui donna le nom de Narcisse. Consulté à ce sujet, —l’enfant verrait-il des longues années d’une vieillesse prolongée ? — « Oui, s’il ne se connaît pas, « dit le devin interprète du Destin. Longtemps la parole du prophète parut dénuée de sens. Elle fut justifiée par la façon dont tournèrent les choses, par la manière dont mourut Narcisse et l’étrangeté de sa folie."


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