Oracles

Les Oracles (ou l’Oracle) est dans la mythologie Grec le rapport direct des membres de cette culture antique d’avec leurs divinités.
On appelait « Oracle » la réponse donnée à une question (portant souvent sur le Destin) d’un Dieu à celui la mandant et qui devait alors suivre les recommandations de l’entité. Cette pratique culturelle et cultuelle se pratiquait dans un lieu consacré et sacré à cette même divinité.

Toutefois dans la pratique les Oracles peuvent aussi bien désigner le Dieu lui-même, le lieu du culte rendu, la personne investie de la parole de cette divinité et enfin également l’individu capable d’interpréter les messages célestes. Ainsi nombres d’Oracles ont des temples, des lieux saints, des forêts parfois, des sources aussi et autant de manière d’interpréter les manifestations divines. En fait les Oracles sont là le moyen pour les Hommes d’interroger leur Destin et d’y trouver les signes pour le décrypter.
On trouve donc là une caractéristique commune à presque toutes les cultures polythéistes, celle d’interroger les puissances supérieures par l’intermédiaire de rites précis, de méthodes de « divination » et de pratiques spirituelles.

Dans la mythologie et l’histoire, les cultes et oracles les plus célèbres sont ceux consacrés à Aphrodite, Apollon, Athéna (le plus « technique »), l’Oracle de Delphes (le plus célèbre), Dodone, Gaïa (le plus ancien) et Zeus (le plus commun). On peut évidemment y associer nombres autres divinités plus mineurs et entités incarnées dans la foi de certains groupes les priant et mandant leurs oracles. Souvent on lisait les Oracles dans les entrailles d’animaux (et parfois d’êtres humains) sacrifiés à cet effet, mais pas seulement, d’autres méthodes plus simples ou naturelles étant employées.
La Pythie, une Prophétesse lisant les Oracles, est particulièrement mise en avant dans l’Oracle de Delphes (à découvrir sur leur article spécifique).

Comme on l’a déjà évoqué par le syncrétisme des pratiques polyculturelles et cultuelles, chaque peuple croyant au Destin a toujours cherché à l’interroger. Ici on peut mettre en relation la Pythie d’avec les Völvas mais s’attarder également sur les pratiques de l’Oracle d’Athéna.
En effet ce dernier consistait à lire les destinées sur des galets ou des osselets, peut-être gravés à l’image des Runes par exemple… (une pratique peut-être déjà employée par les Etrusques). Enfin les Romains seront autant intéressés par le pouvoir des Oracles que par les révélations des Prophétesses venues de Germanie.


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