Vitki

Vitki : sorcier.

Le sorcier mâle était apprenti avant de devenir maître, aussi pouvait-il commencer sa "carrière" comme scalde ou devin, après avoir reçu son premier jeu de runes. La magie du chant revêtait une importance, car les runes peuvent toutes être chantées telles des mantras orientaux.

Un parallèle peut être établi avec les trois classes sacerdotales des druides Celtes gaëls, à savoir les Bardes (Conteurs et chanteurs), Vates (Artisans, alchimistes et guérisseurs) et druides (politiciens sacrificateurs, juges).

On peut le comparer au Druide, mais son pouvoir sur le roi est explicite dans la culture germanique car le roi viendra toujours le consulter pour ne pas faire d'erreur dans l'interprétation des signes des dieux, qui sont la lumière des elfes, forgée par les nains (sviagriss, outils d'or) autrement dit les constellations.

Les sagas suggèrent que le roi se tenait derrière un rempart de douze boucliers de guerriers d'élite Ulfhednar. Le roi constitue le treizième. Il s'agit d'une organisation initiatique par degrés successifs.
Tous sont autant prêtres l'un que l'autre, car tous se souviennent de leur initiation et y ont survécu.
Fréquemment leur vie était mise en jeu par leur témérité à franchir les obstacles que la nature dressait devant l'accomplissement et la pleine réalisation de leur être.

C'est une voie par laquelle on sublimait la flamme du courage de l'apprenti ou du compagnon.
On peut y voir une élection contre l'adversité. N'ayant pas de temples en dur, les forêts, fleuves et mers étaient leur arène de gladiateurs! Les menhirs et sources constituant des loges…

Nous trouvons par l'entremise de l'examen du Havamal à l'origine de la coutume un vénérable sage qui transmet son savoir à toute une lignée.

Un interdit ou une suggestion ambiguë est ici mise en valeur, par le biais du fait que toutes les runes sont des énergies féminines, vierges ou non par essence, selon la vision du lanceur de sorts.

Un sorcier est un transgresseur de l'ordre féminin divin et immanent, créé pour être "servi par des vierges". Dans le Havamal, il y a plusieurs mentions référant à cela.

(Val, c'est pour toi là je te laisse citer et mettre en forme si tu trouves le temps…)
<Voire quelqu'un d'autre peu importe>
<Cela suit "Il est mieux pour l'homme de rester silencieux…">

Les rets sont l'illusion d'une toile du Wyrd que le sorcier se crée via son Aegisjalmur, sa conscience ou son œil qui voit tout à travers le puits de Mimir, la "voûte céleste qu'il trace inconsciemment".

«//Symbole de l'aegisjalmur»
«Je suggère que quelqu'un d'inspiré trouve une illustration d'une ancienne fileuse de laine, faisant tourner le rouet avec son pied et retouche l'image pour en faire une valkyrie…»

« Leur coeur tourne comme leur rouet, cachant en leur sein bien des caprices »//

Le but ultime est l'Orlog, ou l'accomplissement de la prophétie qu'a engendré le rituel.
C'est la consommation du destin des puissances conjurées à travers le rituel, par la main pensante qui l'a érigé de toute pièces. Il ne s'agit que d'un château de cartes créé par un illusionniste.

Mais la différence intrinsèque entre un illusionniste et un prêtre réside dans les messages subliminaux qu'il utilise et le but recherché.

Que ce but serve son intérêt personnel, celui des ancêtres, celui de ses fidèles importe peu.
Seules restent aujourd'hui les Runes et des vestiges d'un système astrologique magico-religieux.

Orlog signifie toujours "guerre" en néerlandais. Il s'agit de la langue des "peuples gardiens", ceux qui ont choisi de rester devant le Rhin, ou en bordure de la mer du Nord, tels les Bataves, Frisons, Ménapiens, Nerviens, Aduatuques ou plus tard Eburons. Ils sont restés uniquement par bravoure et mépris de la mort, car les forêts Ardennaises et Hercyniennes ne se prêtaient pas à l'agriculture, le défrichement sur brûlis leur faisant horreur. Ces langues font partie du Bas-Allemand Ancien, ou "Norrois Germanique en contact avec la culture Celte". Les cultures, dieux et dialectes n'ont pas de frontières lorsque le temple est la forêt. La tortue Romaine n'a été que la raison pour laquelle les Romains les prirent pour les plus fous des Celtes, et n'osèrent pas aller plus loin que le rempart Rhénan.

Ils n'hésitèrent pas à se ruer dedans littéralement munis de troncs d'arbres, et à 10 contre 1!

Ce terme revêt d'autres significations à travers les âges et les variantes des langues Germanico-scandinaves.


Retour index : Terres Vikings

D'après le Glossaire de la Saga de Thorbjorn le Rouge par Jean-Louis Denier.

Unless otherwise stated, the content of this page is licensed under Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License